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Objectif 2.
Assurer l'éducation primaire pour tous
Donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d'achever un
cycle complet d'études primaires.
Depuis
la colonisation, le programme éducatif du Congo a été caractérisé par
des hauts taux de scolarisation et d’alphabétisation en comparaison aux
moyennes de l’Afrique Subsaharienne. La participation et la
qualité de l’éducation aujourd’hui reflètent un déclin constant
amorcé dès la fin des années 1980 et amplifié par les guerres civiles
et les catastrophes naturelles de la deuxième moitié des années 1990.
Le taux d’inscription à l’école primaire a diminué de 19 % entre
1980 et 2000; 247 500 enfants en âge de fréquenter l’école primaire
n’y sont pas inscrits. La situation de l’école congolaise reste
critique.
La
stabilité administrative, la réhabilitation, les investissements en
ressources matérielles et humaines et la planification à long terme
continuent à être négligés, la quasi-totalité des dépenses en matière
d’éducation étant allouées aux salaires des personnels enseignant et
administratif. Le besoin le plus urgent dans le secteur de l’éducation
primaire est la réhabilitation et le rééquipement des structures éducatives
endommagées par les guerres civiles récurrentes et les catastrophes
naturelles.
En
effet, 1.097 écoles attendent d’être réhabilitées ou reconstruites.
En 2001, les Nations Unies ont réhabilité une vingtaines d’écoles
avec l’appui de différents bailleurs. L’impact au niveau de ces écoles
réhabilitées a été très positif, avec notamment l’accroissement des
taux d’inscription et l’engagement des
communautés
à participer aux travaux de réhabilitation. Ceux-ci s’intensifieront
en 2003 – 2004. En 2002, les Nations Unies ont mis en œuvre un projet pilote d’appui aux cantines scolaires.
Ce programme a bénéficié à 8000 écoliers et se poursuivra en 2003 et
en 2004 avec la fourniture de repas cuisinés à 15 000 écoliers.
Le
nombre insuffisant d’enseignants est un obstacle majeur à l’atteinte
des objectifs éducatifs. Dans bien des zones rurales, il n’est pas rare
que plusieurs niveaux scolaires soient enseignés dans une seule classe.
Dans d’autres, de nombreuses écoles sont fermées par manque
d’enseignants. Le recrutement des enseignants
additionnels s’impose, de même que le retour dans les salles de
classe, après remise à niveau des quelques 8.000 instituteurs
actuellement utilisés dans d’autres administrations. Les Nations Unies
démarreront le cycle de formation et de recyclage des instituteurs dès
2003.
Afin d’aider le Congo d’atteindre les objectifs du
Millénaire pour le développement dans le domaine de l’éducation
primaire, les Nations Unies oeuvreront pour : un plaidoyer en faveur
de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Plan
National d’Action pour l’Education pour Tous ; et le
renforcement des capacités nationales et communautaires en vue de l’amélioration
et de l’efficacité interne de l’éducation primaire.
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