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Lundi 13 Février 2012

Vers l’amélioration de l’alimentation en eau potable à Brazzaville



Dans le cadre du renforcement des capacités d’approvisionnement de Brazzaville en eau potable, le Chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso a procédé le 7 mars 2009 à la pose de la première pierre de construction de la deuxième usine d’eau de Djiri. D’un coût global de plus de 130 milliards de francs CFA, les travaux de cette usine seront réalisés en 36 mois par la société chinoise China national machinery & equipment import & export corporation (CMEC).


Cet ouvrage figure parmi les projets du partenariat stratégique entre la République du Congo et la République populaire de Chine. Une fois réalisée, cette usine d’une capacité de 5250 m3/h sera la plus importante infrastructure de production d’eau potable du pays.

Situé au nord-est de la capitale congolaise, le site de Djiri abrite au départ, une première usine d’eau potable de 2250m3/h qui a été mise en service en 1986. La société CMEC va procéder à la réhabilitation de l’ancienne usine et à la construction de la nouvelle.

Le maire de Talangaï, 6ème arrondissement de Brazzaville, Privat Frédéric Ndeke a salué la réalisation de cet ouvrage qui permettra de soulager les peines des populations en matière d’eau potable.


«La construction de la deuxième usine d’eau de Djiri va augmenter la capacité d’approvisionnement en eau potable et résoudre le problème de pénurie d’eau dans certains quartiers de notre entité administrative», a-t-il dit.

Deux usines d’eau alimentent Brazzaville, notamment l’usine du Djoué au sud de la ville et celle de Djiri. Construite en 1954 avec une capacité de 500m3/h, l’usine du Djoué a fait l’objet de deux extensions, l’une en 1965 ayant porté la capacité à 1000m3/h et l’autre en 1975 portant la capacité à 1500m3/h.

Actuellement, Brazzaville accuse un déficit criard en matière d’alimentation en eau potable malgré la présence des usines de Djiri et du Djoué, ainsi que des forages. Avec une production de 4050m3/h, les structures d’eau de la capitale ne parviennent pas à couvrir les besoins en eau potable qui sont estimés à 6250m3/h.

Les pouvoirs publics ont décidé de mettre en place un programme destiné à résoudre ce problème crucial, l’eau étant la vie. Ce programme prévoit le renforcement des systèmes de production et de distribution d’eau potable à Brazzaville et dans d’autres localités du pays.

Jean Jacques Bouya, conseiller du Chef de l’Etat, chargé des transports, de l’équipement, de l’urbanisme et de l’habitat a fait savoir qu’en dehors de la réhabilitation et de l’extension de l’usine d’eau de Djiri, il était également prévu la construction des logements des agents, la formation du personnel en vue d’assurer le transfert des compétences, les expropriations des occupants des environs du site, etc.

D’après le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, c’est depuis 1995 que Brazzaville accuse un déficit en eau potable estimé à 2750m3/h. Le déficit s’est accentué au sortir des conflits armés qui ont occasionné les pillages et la destruction des infrastructures en eau et en électricité de certaines localités du pays.

«Le programme de réhabilitation a permis la relance des unités de production d’eau potable des villes de Brazzaville, Madingou, Mossendjo, Djambala, Kinkala, Nkayi et Owando, tandis que le renforcement de l’alimentation en eau de Pointe-Noire portait sur la finalisation des travaux de construction du réservoir de 5000m3 de Mongo-Kamba, la réalisation de quatre nouveaux forages, afin de couvrir le déficit de production d’eau créé par le pillage de l’usine de Gambouissi, ainsi que la construction des postes de chloration de l’eau produite ; la pose de nouvelles conduites de distribution d’eau ; la construction d’un laboratoire de contrôle de la qualité de l’eau (…)», a déclaré M. Itoua.