Le sommet du G20 qui se tiendra les 24 et 25 septembre prochains à Pittsburg en Pennsylvanie devra aussi mettre sur la table le dossier de la Banque africaine de développement (BAD) qui a estimé le 22 septembre dernier qu’un engagement financier à hauteur de 11 milliards de dollars américains, soit le double de ce qu’ils utilisent actuellement, serait nécessaire pour faire face aux demandes de financement de plus en plus croissantes de ses pays membres régionaux qui subissent les effets de la crise économique mondiale.
Donald Kaberuka, président de cette institution financière, a déclaré qu’«il est essentiel de faire encore plus pour atténuer l’impact de la crise et de soutenir les efforts de redressement des pays à faible revenu ».
«La Banque africaine de développement a joué son rôle en prenant des mesures anticycliques» pour réduire les effets de la crise économique qui «a frappé l’Afrique de plein fouet», a affirmé monsieur Kaberuka.
Pour répondre à la crise, la BAD avait en effet mis en place une facilité de liquidité d’urgence de 1,5 milliards de dollars et une initiative de 1 milliard de dollars pour financer le commerce, ainsi qu’un plan d’action pour l’accélération du transfert des ressources aux pays éligibles au guichet concessionnel du Groupe de la BAD et le renforcement du rôle de conseil en matière de politiques économiques.
Partant de ce fait, il a fait observer que la BAD a su «démontré qu’elle méritait la confiance de ses partenaires» et elle aimerait de ce fait «faire savoir à Pittsburg [que] l’augmentation générale de notre capital et une reconstitution significative des ressources de notre guichet concessionnel sont très importantes pour la Banque [qui aidera] l’Afrique et les pays à faible revenu (…) à faire partie du processus de redressement» de l’économie mondiale.
La Banque s’attend ainsi à ce que les 20 chefs d’Etat des plus grandes puissances économiques mondiales lui permettent de passer des investissements de 5,8 milliards de l’année dernière à 11 milliards pour continuer à aider l’Afrique à faire face à la crise financière mondiale par le biais d’opérations d’appui budgétaire, de projets d’infrastructure, de programmes de fourniture de liquidité et de financement du commerce.