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Les personnes agressées étaient à bord d’une douzaine de véhicules de transport en commun lorsqu’elles ont été arrêtées et dépouillées, les unes après les autres, par une dizaine d’hommes « en tenue militaire, armés jusqu’aux dents et habillés de telle manière qu’on ne pouvait pas les identifier », a affirmé Dieudonné Kasereka.
M. Kasereka se rendait avec d’autres commerçants à Kasindi pour le marché hebdomadaire qui s’y tient tous les mardis. « Avant de nous dépouiller, ils nous ont tabassés et moi, on m’a ravi neuf téléphones portables avec 950 dollars (américains). Après ils ont fait de même aux autres » passagers, a-t-il expliqué. « Nous étions très nombreux, au moins une cinquantaine de personnes pour notre camion », a ajouté cette victime.
Selon le porte-parole des ONG dans la région, Omar Kavota, ces agressions sont fréquentes dans la zone, située non loin du Lac Edouard et de la frontière avec l’Ouganda, où son organisation a pu en dénombrer une trentaine depuis le début de l’année.
Aucune des sources n’étaient cependant en mesure de confirmer s’il s’agissait de bandits de grands chemins ou de militaires de l’armée régulière, souvent accusés d’exactions contre les populations.
Le commandement de l’armée congolaise au Nord-Kivu n’était pas joignable jeudi.
Le week-end dernier, au moins six civils ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’attaques contre des véhicules attribuées à des rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
L’est de la RDC est l’une des régions les plus instables du pays en raison notamment de la présence de plusieurs groupes armés qui y sévissent depuis plus d’une décennie.
Depuis un semestre, l’armée régulière tente de faire rapatrier, en vain, les rebelles FDLR, à l’origine selon elle de l’insécurité dans cette région.