Placée cette année sous le thème «le pouvoir de l’alphabétisation des femmes», la 44ème journée internationale de l’alphabétisation offre une occasion aux décideurs de réaffirmer leur engagement à promouvoir l’alphabétisation, mais aussi de dresser les bilans et projeter les actions futures en faveur de l’éducation non formelle.
D’après Mme Kama Niamayoua, l’alphabétisation est un outil d’autonomisation personnelle et un facteur de développement social et humain. Elle ne se limite pas à savoir lire et écrire, mais permet aussi de gagner le respect, d’ouvrir des perspectives et favoriser le développement. La ministre de l’enseignement primaire et secondaire, chargée de l’alphabétisation a annoncé l'organisation des cours d’alphabétisation au profit des analphabètes.
«Les femmes qui participent à des programmes d’alphabétisation ont une meilleure connaissance de la santé et de la planification familiale, et ont plus de chance d’adopter des mesures de santé préventive. Elles ont aussi plus de chance de participer dans la vie économique, sociale et politique de la société. Elles favorisent l’éducation des enfants, en particulier des filles y compris l’éducation à la santé et sur la prévention du VIH/SIDA. Une femme alphabétisée et éduquée enverra davantage ses enfants à l’école, car le niveau d’instruction de la mère représente un facteur important dans les chances de scolarisation d’un enfant», a-t-elle déclaré.
Cette année, quelques résultats ont été enregistrés en matière d’alphabétisation des jeunes et des adultes grâce à des partenariats stratégiques établis notamment avec la société internationale de linguistique, l’action de secours d’urgence pour le développement humain de l’église évangélique du Congo, l’association des pères spiritains, le groupe des retraités des éducateurs sans frontière, etc.
Ces partenariats ont conduit à la construction de 64 centres de rescolarisation, 184 centres d’alphabétisation pour les adultes, 32 centres d’éducation qualifiante, 2 centres d’alphabétisation d’adultes autochtones, 19 centres d’alphabétisation des jeunes autochtones, 20 centres d’alphabétisation en langues nationales et maternelles. En 2010, ces différents centres ont enregistré 11702 apprenants, dont 7021 filles ou femmes.
«Ces résultas peuvent être améliorés. Pour ce faire, il nous faut mobiliser davantage de ressources et des compétences spécialisées ; mettre en place des modes d’alphabétisation qui soient bien conçus et adaptés aux besoins des apprenants ; axer les campagnes d’alphabétisation sur les femmes qui représentent 2/3 d’adultes analphabètes, les peuples autochtones et les populations rurales», a signifié Mme Kama Niamayoua.