Le passage à un test universel du paludisme est une étape cruciale dans la lutte contre cette maladie, car il permettra une utilisation ciblée des ACT, en les réservant exclusivement à ceux qui ont réellement le paludisme. Le but est de réduire l’apparition et la propagation des pharmacorésistances et de repérer les patients qui ont de la fièvre, mais pas le paludisme, de façon à pouvoir poser d’autres diagnostics et à leur administrer le traitement approprié. Une amélioration de la prise en charge du paludisme a des retombées positives sur la prise en charge d’autres maladies de l’enfance et, plus globalement, sur la survie des enfants.
Selon les estimations de l’OMS, 80 pays ont adopté les ACT comme traitement de première intention du paludisme à P. falciparum sans complication. Dans ces directives, elle souligne l’importance de traiter cette forme du paludisme, la plus mortelle, avec des associations médicamenteuses comportant de l'artémisinine (ACT). L'OMS a ajouté une cinquième ACT, dihydroartémisinine-pipéraquine, à la liste des médicaments préconisés.
Elle recommande de retirer du marché la monothérapie orale à base d’artémisinine car son utilisation accélère le développement de la résistance des parasites. Les pays doivent veiller à diagnostiquer correctement les patients et à ce qu’ils prennent le traitement complet d’ACT pour éviter le développement de pharmacorésistances.
Les premiers principes directeurs établis pour les bonnes pratiques d’achat des antipaludiques à base d’artémisinine (Good procurement practices for artimisinin-based antimalarial medicines) se fondent sur les strictes normes de qualité les plus récentes en matière de production et d’achat. Le manuel vise à doter les responsables d’achat au niveau national ou international des capacités nécessaires pour appréhender les principaux éléments conditionnant la qualité et la documentation requise. Le contenu se présente sous la forme d’une liste de vérification pratique et concise en 16 points pour la sélection et l’achat de médicaments sûrs et efficaces, répondant aux normes internationales de qualité.
«Ces directives aideront les pays à sélectionner et acheter des médicaments efficaces et de bonne qualité et à sauver des vies en améliorant les modalités de diagnostic et de traitement des patients,» estime l’administrateur du programme de lutte contre le paludisme au bureau régional de l'OMS pour l’Afrique basé à Brazzaville, le Dr George Ki-Zerbo,.