En matière d'habitat, le Pays accuse un déficit estimé à quelque 140.000 logements sur l'ensemble du territoire. Le manque de bureaux et de logements notamment à Pointe-Noire et à Brazaville est particulièrement criant. L'Etat est engagé dans un vaste programme de construction de logements modernes et sociaux dans les grandes villes.
Certains programmes sont achevés, c'est cas du programme de logements de Bacongo. D'autres sont en cours de finition ou en projet, tels que les programmes du camp clairon, du camp 15 août, de Mpila ou de Kintélé. Malheureusement en l'absence d'une politique claire de vente et de mise à disposition, les populations semblent éprouver de réelles difficultés pour accéder à ces nouvelles constructions.
Côté privé, l'offre est assurée par des entreprises privées et une classe de particuliers aisés (hauts fonctionnaires, hommes d'affaires...) qui ont choisi de miser sur l'investissement immobilier. Mais en l'absence d'une véritable réglémentation, ce marché reste pour l'essentiel informel et connaît sans cesse des flambées incontrôlées des prix du mètre-carré et de la location.
Les jeunes cadres congolais et expatriés éprouvent beaucoup de mal à se loger, malgré le niveau de salaire relativement élevé, notamment dans les secteurs de pointe tels que le pétrole, les télécommunications, les banques, les brasseries. L'accession à la proprété est rendue difficile par la rareté et les prix très élevés des terrains à bâtir. Aujourd'hui en effet, les ménages congolais, même à faibles revenus, aspirent en priorité à disposer de leur propre maison. Sur ce plan, certaines nouvelles banques, modernes, telles que la Banque congolaise de l'habitat (BCH) ont vu le jour avec pour vocation le financement de projets immobiliers, aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers solvables. Et au jour d'aujourd'hui, la plupart des banques commerciales du pays accordent elles aussi, bien que timidement, des crédits à la consommation et des crédits immobiliers, à des taux malheureusement très élevés (de 8% et plus de 15% !) et à des plafonds relativement bas.
Ce qui freine le plus l'accession à la proprété des ménages congolais, ce sont essentiellement les coûts et la rareté des matériaux de construction et d'équipement des maisons. Le prix de la tonne de ciment par exemple représente un élement dissuasif.
Le marché de l'immobilier en termes d'achats-ventes-locations, est essentiellement dominé par le bouche-à-oreilles et l'informel. Lorsque l'on recherche une maison ou un appartement (à louer ou à acheter), il est plus efficace de s'adresser à des "démarcheurs" ambulants. Il en est de même quand vous avez une maison ou un appartement à vendre ou à louer. Il existe très peu d'agences immobilières véritablement structurées capables de coordonner l'offre et la très forte demande qui existe dans ce domaine.