Regroupant les parlementaires membres du Forum africain des parlementaires pour l’éducation pour tous (FAPED), cette rencontre vise le renforcement du plaidoyer en faveur de la ratification des conventions et de la mise en œuvre des politiques éducatives dans les pays membres de la CEEAC.
Le document de stratégie de l’éducation de la République du Congo a été présenté aux participants. Le Congo consacre 6% de son produit intérieur brut (PIB) à l’éducation. Cependant, ce taux reste en deçà des objectifs à l’horizon 2015. Le taux brut d'accès à l’éducation est passé de 62% en 2002 à 95% en 2005.
Cela signifie que 5% des enfants sont encore exclus du cycle de l'enseignement obligatoire, notamment des enfants des populations autochtones et les handicapés moteurs ou mentaux.
«En dépit des difficultés conjoncturelles, nous avons foi dans les options prises par le Gouvernement et à l’implication du Président de la République dont la cause éducative constitue une préoccupation de premier plan. La condition acquise inscrite dans la Constitution est que le droit à l’éducation est un droit humain fondamental. L’éducation est un vecteur crucial du développement», a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Justin Koumba à l'ouverture du séminaire.
La cause de la scolarisation dans le monde a fait l’objet d’un Forum mondial sur l'éducation, tenu à Dakar (Sénégal) en avril 2000. A cette occasion, les pays avaient adopté un cadre d'action dénommé «Le cadre d’action de Dakar», réaffirmant leur engagement de parvenir à l'éducation pour tous d'ici à l'an 2015.
Les pays s’étaient engagés à développer et améliorer la protection et l'éducation de la petite enfance, notamment des enfants les plus vulnérables et défavorisés ; faire en sorte que d'ici 2015 tous les enfants, notamment les filles et les enfants en difficulté et appartenant aux minorités ethniques, aient la possibilité d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu'à son terme ; améliorer de 50% les niveaux d'alphabétisation des adultes, et notamment des femmes, d'ici 2015, et assurer à tous les adultes un accès équitable aux programmes d'éducation de base et d'éducation permanente.
Malgré les progrès encourageants enregistrés dans plusieurs pays, le nombre d'enfants non scolarisés reste considérable (soixante-douze millions d'enfants non scolarisés). Le séminaire qui se tient à Brazzaville permettra sans nul doute de renforcer l'implication des parlementaires africains en matière de plaidoyer et d'action spécifique dans le cadre de la réalisation des objectifs de l'éducation pour tous tant au Congo que dans les autres pays membres de la CEEAC.