Ce grand rassemblement des femmes de toutes les générations s’inscrit dans le cadre des activités du cinquantenaire de l’accession du Congo à l’indépendance, qui sera célébré le 15 août prochain. Il regroupe plusieurs femmes venues réfléchir sur les problématiques liées à leur combat mené depuis 50 ans.
Les participants à ce rendez-vous seront édifiés sur les thèmes tels "femmes, politique et participation à la gestion du pays" ; "Femmes congolaises : éducation recherche et formation" ; "Femme congolaise : santé et famille". Des questions liées à la paix, la sécurité, le militantisme, les droits fondamentaux des femmes vont également être abordées.
D’après la coordinatrice du forum, Elise Thérèse Gamassa, cette rencontre portera haut le flambeau de la lutte pour la place de la femme congolaise dans la société. «Ces cinq dernières décennies se sont avérées à travers le monde, des moments de lutte pour la place et le rôle de la femme. L’implication et le rôle de la femme dans la société s’imposent. Partout, la femme renforce et appuie sa force. L’engagement des femmes ne vise point à écraser les hommes mais à préserver l’éthique», a-t-elle indiqué.
Le forum national des femmes du Congo connaît la participation de Mme Daniel Claver, ministre, conseiller spécial du Président ivoirien, représentant la première dame de Côte d’Ivoire. Porteuse d’un message de la première dame de Côte d’Ivoire à son homologue du Congo, elle a signifié que ce forum comportait à la fois un enjeu national et international. «En cette année du cinquantenaire, nous devons jeter les bases d’un nouveau départ. C’est à nous de lutter contre les forces qui ont freiné notre épanouissement», a-t-elle ajouté.
Le ministre d’Etat, coordonnateur du pôle des infrastructures de base, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Isidore Mvouba qui a lu le message du Chef de l'Etat congolais, a fait savoir que ce forum donnait l'opportunité à la femme congolaise de s’interroger sur son implication réelle dans la dynamique du développement national.
Le parcours de la femme congolaise est élogieux : Cinq années après la proclamation de l’indépendance, elle s’est regroupée au sein de la première organisation féminine : l’Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC). Depuis lors, la femme congolaise a toujours eu la volonté de vaincre.
Isidore Mvouba a rappelé qu'au Congo la femme jouissait des mêmes droits que l’homme. «En dépit de tous ces acquis, beaucoup reste à faire dans la réduction des écarts décriés et parvenir à une présence remarquable des femmes dans les instances de prise de décisions», a-t-il ajouté, invitant les femmes à œuvrer dans la lutte contre les anti valeurs.
Ouvrant les travaux du forum, l'épouse du Chef de l'Etat Antoinette Sassou Nguesso a déclaré que le Congo devait beaucoup à l’énergie des femmes rurales qui, au prix de multiples sacrifices, se sont levées pour braver l’adversité. Elle a demandé aux femmes de tout mettre en œuvre, afin de garantir la paix dans le pays et souhaité que les travaux du forum mettent un accent sur la succession de la génération actuelle.
«Il est temps de nous mettre résolument au travail et de permettre à celles qui reprendront le flambeau demain de bâtir un Congo nouveau et prospère. Nous avons l’obligation de féconder l’action des jeunes», a-t-elle renchéri.
Mme Sassou Nguesso a, par ailleurs, exprimé son voeu de voir un jour une femme élue à la tête de la République du Congo.