Cette compagne de sensibilisation qui entre dans le cadre de l’exécution du projet régional de plaidoyer sur les droits des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) par les associations membres du réseau SIDA Afrique, concerne également les autres acteurs œuvrant dans le domaine de la santé et des droits de l’homme.
Elle vise à promouvoir les bonnes pratiques dans la prise en charge des PVVIH, afin de réduire la stigmatisation et la discrimination et les méthodes prophylactiques, après un accident d’exposition au sang (AES) ou autres liquides biologiques. Les droits et devoirs des PVVIH et du personnel de santé sont aussi épinglés par la campagne.
Les préjugés liés au VIH depuis ses débuts sont à l’origine de la stigmatisation et de la discrimination qui constituent un obstacle à la prévention et à la prise en charge de qualité.
Selon la directrice exécutive d’Azur Développement, Sylvie Niombo, le visage de la stigmatisation et de la discrimination se traduit par le refus de soins, les attitudes différenciées, la divulgation du statut sérologique sans le consentement du patient, etc. Les femmes et les enfants séropositifs sont victimes d’actes discriminatoires et de stigmatisation dans les laboratoires, les maternités, etc.
Sylvie Niombo a proposé la production et la diffusion des informations régulières sur le VIH/SIDA, les recherches et études actuelles menées dans le domaine au profit du personnel médical tant en ville qu’en compagne ; la réalisation d’une campagne médiatique sur la stigmatisation et la discrimination à l’endroit des PVVIH.
Le directeur de l’hôpital de base de Talangaï (6ème arrondissement), le Dr jean Louis Lengouango, a indiqué que la sensibilisation sur la question était devenue essentielle en matière de santé publique. Il a invité les patients à respecter les rendez-vous et les indications des médecins, à ne pas tomber dans l’auto stigmatisation. Aux personnels soignant, il a demandé de pouvoir répondre aux multiples sollicitations des malades.
Le Dr Lengouango a souligné, dans la prise en charge des PVVIH, les cas d’abus, de stigmatisation et de discrimination en milieu hospitalier. «Ces pratiques sont contre-productives en terme de santé publique», a-t-il déclaré.
L’hôpital de base de Talangaï réalise la prise en charge d’environ 1 912 PVVIH et assure le dépistage, le suivi biologique et médical, la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), le suivi pédiatrique des enfants séropositifs.
Evoluant à l’hôpital de base de Talangaï, le Dr Essouli a signifié que le VIH/SIDA était devenu une maladie chronique au même titre que le diabète, l’hypertension et autres. Il a ajouté que toute PVVIH devrait être consciente qu’elle pourrait vivre avec la maladie au-delà de 80 ans, en respectant les consignes médicales.