Cette rumeur qui risque de créer une sorte de psychose au sein de la population, fait suite à l’entrée en vigueur le 20 janvier dernier de la mesure gouvernementale interdisant la production, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et films en plastique au Congo.
M. Mpili qui préside une commission mise en place au niveau de la mairie de Brazzaville pour veiller à l’application de cette mesure, a estimé que la rumeur était propagée par des personnes de mauvaise foi. «On ne peut pas laisser la rumeur s’amplifier, il faut agir», a-t-il lancé.
Saluée par plus d’un Congolais, cette mesure est consacrée par le décret n°2011-485 du 20 juillet 2011 réglementant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et films en plastique.
Les articles 1 et 2 dudit décret stipulent : «La production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs et sachets en plastique pour la vente d’aliments, de l’eau et de toute autre boisson, sont interdites en République du Congo. Sont également interdites la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et films en plastique dit oxo-biodégradable».
A propos des mesures d’accompagnement de la mesure gouvernementale, M. Mpili a fait savoir que les producteurs, importateurs et utilisateurs ont bénéficié d’un délai de grâce de six mois pour se conformer à la nouvelle donne.
«Pendant nos investigations, nous avons trouvé des industriels qui ont réfléchi durant les six mois et disposent des emballages en papier, donc biodégradables. L’une des batailles que nous avons, c’est les pharmacies et les pressings. Certaines pharmacies ont des petits sachets en matière biodégradable et d’autres ne le sont pas. C’est une réflexion très profonde», a dit M. Mpili.
Il a reconnu la porosité des frontières du Congo avec les autres pays de la sous-région et rassuré les mesures prises au niveau des douanes pour arrêter l’entrée sur le territoire congolais des sacs, sachets et films en plastique.
Le conseiller à l’environnement du chef de l’Etat a demandé aux femmes de recourir aux paniers et autres sacs biodégradables pour faire leurs achats. Il a annoncé la mise en place des zones transitoires de stockage des déchets et d'une unité industrielle de recyclage.
Par ailleurs, ce décret fait obligation aux producteurs, importateurs et utilisateurs des sacs, sachets et films en plastique d’obtenir une autorisation spéciale du ministère du commerce. Il prévoit des mesures répréhensives à l’égard des contrevenants.