«Il n’existe pas de force publique indisciplinée qui remporte des victoires, la discipline étant la force principale des armées, donc le respect des lois et des règlements. Sans l’homme discipliné, formé et qui a atteint un niveau de professionnalisme élevé, il nous sera difficile d’atteindre nos objectifs», a-t-il déclaré.
Chef suprême des armées, le président de la République a estimé que la discipline et la formation conditionnaient la montée en puissance et la modernisation de la force publique congolaise. Car, la discipline permet à la force publique de se distinguer des autres secteurs de l’appareil de l’Etat.
«La question de la discipline au sein de la force publique, les officiers, c’est d’abord le sens de l’honneur et du devoir. L’honneur, il doit être définitivement établi qu’il y a des actes qu’un officier digne de ce nom ne peut pas poser dans la société. Les militaires, les gendarmes, les policiers dans leur rapport avec le peuple, même dans leur rapport interne, doivent s’interdire certains comportements parce que les lois et les règlements s’imposent à eux», a-t-il dit.
Et d’ajouter : «… Parce que ce sont des hommes qui ont fait leur choix avec foi, conviction au service de la nation et du peuple. Voilà pourquoi ils ont cette capacité de se dépenser à l’entraînement, cette foi de verser le cas échéant leur sang pour la nation et le peuple. Voilà pourquoi ils vont jusqu’au sacrifice suprême. N’atteignent ce degré que ceux qui ont entièrement épousé leur métier».
L’année 2012 marque la période de mise en œuvre de la loi de programmation de la force publique congolaise qui est appelée à réaliser entre autres, en cette période, la sécurisation des élections législatives et des festivités de la fête nationale de l’indépendance qui seront célébrées à Kinkala (département du Pool).
«Je vous invite à prendre en compte cette dimension essentielle pour que la question de discipline, de la morale, de l’éthique au sein de la force publique soit au centre de notre action. En ce moment nous pouvons être assurés d’aller toujours de l’avant et d’atteindre tous nos objectifs. Je sais que nous le pouvons, les faits l’ont montré, je puis donc vous faire confiance», a indiqué Denis Sassou N’Guesso.
Engagé au terme des conflits armés que le pays a connus les années écoulées, le processus de restructuration de la force publique congolaise se poursuit en vue non seulement de sa modernisation mais aussi de l’amélioration de ses relations avec la population. La force publique congolaise réalise des manœuvres militaires et participe aux opérations de maintien de la paix au niveau régional et continental.
TOUTE LA CEREMONIE DU REVEILLON D'ARMES DES FAC EN IMAGES