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Jeudi 17 Mai 2012

Le barrage hydroélectrique du Djoué sera réhabilité en 2012


Lundi 30 Janvier 2012 - 10:42

Les travaux de réhabilitation du barrage du Djoué (15MW) vont démarrer au cours de cette année, a annoncé le 28 janvier dernier, le délégué général aux grands travaux, Jean Jacques Bouya.


Le barrage hydroélectrique du Djoué sera réhabilité en 2012
Situé au sud de Brazzaville, ce barrage construit en 1951, a été mis en service en 1953. Le projet prévoit la construction d'une centrale additionnelle devant permettre de porter la puissance du barrage de 15 à 31 MW.

Déclarée par le gouvernement congolais comme année de l’électricité et de la santé, 2012 verra également le démarrage des travaux de construction du barrage de Liouesso (19.2 MW) dans le département de la Sangha.

A côté de ces deux projets, il est prévu au titre de l’année en cours, selon Jean Jacques Bouya, la poursuite de la construction des lignes de transport d’énergie vers les villes non-encore desservies, l’amélioration des réseaux de distribution d’eau et d’électricité à Brazzaville et Pointe-Noire, la poursuite de la construction des amphithéâtres de l’université Marien Ngouabi et le démarrage des travaux de l’université Denis Sassou N’Guesso à Kintélé (banlieue nord de Brazzaville).

Dans le domaine des routes, l’on notifie le parachèvement des travaux de la route nationale n°2 entre Brazzaville et Ollombo, des routes Sibiti-Mapati-Ibé et Okoyo-Lékéty frontière du Gabon ; l’inauguration de la route Owando-Makoua-Mambili et le lancement des travaux des tronçons Mambili-Ouesso et Ouesso-Ketta-Djoum (frontière Cameroun).

Epine dorsale de l’économie congolaise, le chemin de fer Congo océan (CFCO) figure parmi les priorités en 2012, notamment à travers la mise en service des premiers trains modernes acquis dans le cadre du programme d’urgence de réhabilitation et d’équipement.

En matière de santé, l’accent portera sur l’achèvement des travaux de l’hôpital général spécialisé d’Oyo, la réhabilitation du centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, l’hôpital Adolphe Cissé de Pointe-Noire, l’hôpital 31 juillet d’Owando et la construction des hôpitaux de référence dans les chefs-lieux de département qui n’en possèdent pas.

La délégation générale des grands travaux, maître d’ouvrage délégué de l’Etat congolais totalise dix ans d’existe en 2012. Cette année anniversaire coïncide avec la réalisation des grands défis en matière infrastructurelle. Il s’agit de la municipalisation du département du Pool, la modernisation des structures portuaires et de navigation fluviale, la mise en synergie des résultats de la gestion parcellaire moderne et du déploiement de la fibre optique sur le corridor central du pays.

En 2011, 460km de routes supplémentaires sur un réseau de 1720km ont été construites, 1133km de fibre optique déployée en réseau urbain et interurbain, environ 435km de linges et 5 postes très haute tension (THT) construits.

«2011 a été une année exceptionnelle dans le domaine de l’énergie. Des populations des villes entières ont soudainement changé de mode de vie abandonnant les traditionnels générateurs d’énergie au profit du courant continu stable 24h/24», a déclaré Jean Jacques Bouya, ajoutant que «ces avancées significatives doivent être poursuivies en 2012».





1.Posté par Lepatriot le 30/01/2012 22:00 (depuis mobile)
Oh! Ça devient une habitude! Quand je pose ses questions, j'ai des réponses quelques jours après . J'en suis ravi et bravo à ceux qui tiennent parole, le chef de l'etat en 1er.
Reste que le 2e CHU n'a pas été cité et pas de réponse sur les 2 tours .

2.Posté par zaza le 30/01/2012 22:02
J'approuve les programmes soulignés dans cette présentation pour l'année 2012. Lorsque l'on regarde bien, il s'agit des secteurs longtemps laissés à l'abandon par le projet de société "chemin d'avenir": Il s'agit de la santé et de l’éducation.
Ces deux secteurs manquants, viennent compléter le tableau. En matière d’hôpitaux, je crois que Brazzaville, en dehors du CHU, doit avoir un nouvel hôpital. Celui-ci sera implanté dans la partie nord de brazaville. Ce choix est lié à la répartition équitable des infrastructures sur l'ensemble de l'espace urbain.
- Les populations de madibou, plateaux de 15 ans, Mfilou, Poto-poto pourront se rendre facillement au CHU.
-Celles de Nkombo, Djiri, Massengo, pourront s'orienter vers la nouvelle structure.
Quant à l'Université, je crois ce projet est urgent vu les conditions dans lesquelles, travaillent l'élite de demain. Elle ne doit pas se limiter à la construction d'une université, mais aussi par l'équipement des écoles, lycées, collèges et instituts en table bancs et en matériaux didactiques (bibliothèques, outils informatiques).
Je crois que d'ici 2015, le président et gouvernement sont capables d'atteindre ces objectifs mentionnés.

3.Posté par KYTAULD le 30/01/2012 23:31
c'est indéniablement une initiative salutaire; car cela permettra en premier lieux de soulager les conditions de vie des populations qui depuis belle lurette sont accoutumés à la tenebre qui submerge leurs quartiers la nuit tombée;et en second de réaliser des économies en important de moins en moins de l'électricité provenant de la RDC.Tout ce que je peux espérer c'est la concrétisation de ce projet car ce gouvernement est passé maitre dans l'art de tenir de nombreuses promesses alléchantes mais qui pour la plus part ne voient jamais le jour en dépit de la croissance faramineuse de 9 pourcent que connait le pays !!!!

4.Posté par El Cubano le 31/01/2012 05:20
Mon dieu, si vous manquez d'imagination pour lui trouver un nom à cette futur univesité de Kintélé, lancez des sondages publiques et vous trouverez des meilleurs noms d'inspiration. mettez plutôt Université libre de Brazzaville, École polytechnique de Brazzaville ou encore innovez avec Université du Centenaire bla bla bla...Je me demande quand est-ce allons nous mettre fin à cette culture du culte de l'homme ou encore de la flaterie ?
Il y'a déjà l'univesité Marien Ngouabi, demain Université Sassou Nguesso, après demain c'est l'univesité qui Kolelas? ou bien Antoinette Sassou?
Le Congo n'est pas la Corrée du nord quand même.

5.Posté par kimpa mvita le 31/01/2012 10:52
Eureka ils ont enfin trouvé qu'il il y'avait un ouvrage qui pouvait fournir de l'éléctricité à Brazzaville. Plutôt que d'endetter le Congo auprès des pays voisins et lointains, on aurait du y songer plus tôt.
Etendre l'espace urbain de Brazza la poubelle c'est bien, mais il faut songer en même temps aux problèmes de voirie et autres infrastructures pour éviter aux Brazzavillois des nouvelles surprises comme celles du projet d'Imboulou dont le courant n'arrive toujours pas à Brazza

6.Posté par LE MODERNISTE VISIONNAIRE le 31/01/2012 19:27
Mais, monsieur Bouya, vous n'avez, semble-t-il, commandé qu'une seule rame de train. En avez-vous commandé d'autres? Et puis, la seule rame commandée est trop luxueux pour que le Congolais moyen puisse y avoir accès. Si d'aventure vous en aviez commandé d'autres, alors, je vous tirerais mon chapeau, sinon, la seule rame existante est un coup d'épée dans l'eau, dans la mesure où elle ne resolvera pas le problème de transport des voyageurs par chemin de fer devenu criard.
Merci de porter une attention à ce message.

7.Posté par max le 31/01/2012 22:27
franchement l'universite marien ngouabi est plus que une urgence quelle honte pour les etudiants congolais d'etudier dans de telles conditions

8.Posté par LE MODERNISTE VISIONNAIRE le 31/01/2012 23:45
Ayez une vision maximaliste des choses. un barrage de 19 MW ne vaux pas grand chose. Construisez des barrage à partir d'un GW (1000 MW) pour s'assurer de l'approvisionnement de l'électricité pour le long terme. Aujourd'hui, le Congo produit juste ce qu'il faut pour sa consommation. Or, vous savez que l'activité économique ne fait que s'accroitre, de même que la consommation privée, vu que la population congolaise augmente. Dans 10 ans, le Congo vivrait de nouveau les pénuries en électricité si rien n'est fait. voyez plus loin que le bout de votre nez.
Le barrage du Kouilou, pensez-y. Nous vous demandez pas qui consommera toute cette électricité, car si l'offre est là, la demande s'ajusterait avec l'implantation des industries lourdes au Congo.

9.Posté par El Cubano le 03/02/2012 07:11
Le Moderniste Visionnaire, je suis rarement en désaccord avec tes interventions, que j’apprécie d’ailleurs. Mais permets-moi de diverger un petit peu sur ton commentaire, car ce secteur rentre dans mon domaine d’expertise. Tu sais bien que le fonctionnement et la maintenance d’un méga barrage hydro-électrique est très couteux et risqué à cause des risques d’inondations etc. En Afrique, nous n’avons pas encore l’expertise de la gestion de ces grandes structures comme au Canada, en Russie ou aux États-Unis. Le cas des barrages d’Inga et de celui du Mozambique pourront t’édifier sur cette question.

Dans le cas du Congo, même si on est pourvu en cours d’eau, les caractéristiques topographiques ne se prêtent pas bien à la réalisation des grands barrages hydroélectriques. Par contre, avec une meilleure maîtrise technique et organisation, l’on pourrait produire du courant en abondance par la construction d’un réseau de micro-barrages un peu partout sur l’étendue du pays. Avec ce concept, on gagne du temps, de la fiabilité, de l’expérience et surtout de la lumière et de l’eau dans toutes nos maisons. Des villes comme Owando ou Djambala ne consomment même pas 400 KW avec des lignes de moyenne tension. On n’a pas un besoin urgent des 1000 MW. Le Congo est un petit pays qui se cherche encore. Pour le moment ce que l’on cherche c’est de rendre l’eau et le courant accessible à tout le monde et aussi redynamiser l’économie des petits secteurs.

Regardes, ça leur a pris plus de 8 ans pour produire 120 MW à Imboulou, puis ils se sont rendu compte qu’il aurait fallu moderniser le réseau de distribution avant la finition du barrage. combien de temps penses tu que leur prendra un méga barrage de 1000 MW???

L’idée est de faire des réseaux de petits barrages en anneau, puis de les interconnecter pour réguler le débit du courant sur niveau standard de consommation. Un à P-N, un autre hub avec Moukoukoulou. Imboulou est déjà connecté à plusieurs localités du nord, il faudrait juste lui ajouter des nouveaux micros-barrages construit sur les rivières des Plateaux et de la Cuvette, puis on en fait un hub à Mossaka et non Oyo(pour se brancher à la Likouala).

Le barrage de Liousso avec ses 19 MW pourrait être le hub autour des autres micro-barrages à construire sur la Sangha et le Ngbala. Puis finalement il y’a le vaste département de la Likouala avec ses innombrables cours d’eau. Là aussi c’est le même problème, beaucoup d’eau mais pas assez de chutes importantes afin de créer le débit nécessaire aux grands barrages. Mais on peut construire une dizaine de micro-barrages de puissance allant de 500 KV à 1MW autour d’un barrage un peu plus important sur la Motaba(de l’ordre de 15 MW). On rattache ce dernier réseau par câble sous-marin à celui d’Imboulou via le Hub de Mossaka.

Considérant qu’un micro barrage d’1 MW coûte environ 800 000 $, avec une dizaine nous sommes encore à 10 millions de dollars. Si on étire le financement à 70 millions de dollars, nous approchons la centaine de petits barrages que nous pourrons nous-même gérer et maintenir.