D’après un communiqué de la représentation du FMI à Brazzaville, l'accord triennal au titre de la FEC en faveur de la République du Congo a été approuvé à l’origine le 8 décembre 2008, pour un montant d'environ 12,8 millions de dollars américains.
Au terme de la troisième revue, le conseil d'administration du FMI a exprimé sa satisfaction, à court terme, quant aux perspectives économiques du Congo. Ce satisfecit s'explique par l'amélioration des conditions extérieures et l'allégement de la dette obtenu grâce à l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, en janvier dernier.
«Les perspectives à court terme de l'économie congolaise sont favorables. De solides politiques, l'amélioration des conditions extérieures et un allégement de la dette obtenu au point d'achèvement de l'initiative PPTE appuieront la stabilité macroéconomique. Le rééquilibrage des finances publiques au-delà des objectifs du programme et les progrès des réformes structurelles clés, ont permis de renforcer la mise en œuvre des politiques et la résistance aux chocs. Ces efforts sans relâche, complétés par des investissements dans l'infrastructure de base, sont de bon augure pour un décollage de la croissance non pétrolière et un recul durable de la pauvreté», indique ce communiqué.
La République du Congo a bénéficié de l'annulation de sa dette auprès des créanciers du Club de Londres et de Paris. Dans cette dynamique, le FMI souhaite voir le pays poursuivre ses efforts dans les domaines tels que la réforme fiscale, l'amélioration de l'efficacité des dépenses et le renforcement de la gestion de la richesse pétrolière.
Une affectation rapide des ressources libérées par l'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE aux dépenses favorables à la croissance et aux pauvres, contribuera à alléger les pressions qui s'exercent pour relever les dépenses publiques, mais aussi à faire progresser les objectifs de développement.
D’après le FMI, il convient de redoubler d'efforts pour accroître le recouvrement des recettes non pétrolières afin d’accroître l'enveloppe de ressources destinées à améliorer la fourniture des services publics et à relever les dépenses prioritaires. Les possibilités d'augmenter la perception d'impôts non pétroliers sont importantes et les services du FMI appuient les autorités qui ont demandé une assistance technique dans le domaine de la politique fiscale.
Le fonds propose au pays de consolider les acquis en matière d'efficacité des dépenses, notamment moyennant une réforme de la fonction publique bien conçue et un nouveau renforcement de la gestion de la richesse pétrolière, tout en poursuivant les efforts en vue de la viabilité budgétaire.