Le nouveau cadre remplace celui élaboré en 2002 qui est arrivé à son terme en décembre 2007. Il constitue un instrument permettant de renforcer les acquis de la réponse national au VIH/SIDA et d’appliquer les mesures annoncées par le Chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, relatives à la gratuité des antirétroviraux, des tests de dépistage et des examens biologiques du SIDA.
La formulation de ce document d’orientation pour les cinq prochaines années a été guidée par la vision d’un Congo où il y aura moins de nouveaux cas infectés et, permettant aux personnes vivant avec le VIH d’avoir accès à tous les services disponibles.
Le nouveau cadre 2009-2013 s’inscrit dans la perspective de consolidation, de capitalisation des acquis de la réponse nationale au VIH/SIDA et de l’élargissement de la réponse, en vue de l’accès universel aux services de prévention, de soins et de traitement et d’appui, en cohérence avec la stratégie nationale de réduction de la pauvreté et les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
D’un coût global de 62.989.652.000 de francs CFA, ce cadre s’articule autour de 5 axes, notamment le renforcement des services de prévention de l’infection à VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST) ; le renforcement des services de prise en charge médicale et psychosociale des personnes vivant avec le VIH/SIDA ; la réduction de l’impact du SIDA et la promotion des droits humains ; l’amélioration du système de suivi-évaluation, recherche, surveillance épidémiologique et gestion des informations stratégiques ; le renforcement de la coordination du partenariat et de la gouvernance.
Il s’agira dans la période 2009-2013 de réduire de 50% la proportion d’adultes de 15 à 19 ans qui ont des pratiques sexuelles à haut risque ; réduire à moins de 15% la proportion des adolescents de 10 à 17 ans qui ont des rapports sexuels à haut risque ; accroître de 55% à au moins 80% la proportion des personnes qui présentant une IST, bénéficiant d’une prise en charge syndromique dans une formation sanitaire ; accroître de 10% à 50% la proportion des adultes de 15 à 49 ans connaissant leur statut sérologique ; assurer la sécurité transfisionnelle au VIH et autres marqueurs de maladies transmissibles chez 100% des personnes bénéficiaires des transfusions et autres dérivés sanguins.