Le Congo subit chaque année un rythme de déboisement de 30 000 à 40 000 ha.
Les principales causes en sont : l’agriculture itinérante, l’exploitation forestière irrationnelle, les besoins en bois de chauffe. Pour y palier, l’administration forestière s’emploie à reconstituer le patrimoine détruit à travers des activités du service national de reboisement (SNR).
Le SNR se dote de pépinières et des UPARAs (Unités Pilote d’Aménagement, de Reboisement et d’Agroforesterie) :
La pépinière de Ngondji, située à 18 kilomètres de Pointe-Noire : superficie 2 ha, une capacité d’environ 2,7M plants par campagne. Les plants sont constitués pour l’essentiel de boutures d’Eucalyptus, à base de clones performants, de semis d’eucalyptus, pins et acacias, ainsi que des semis d’essences forestières locales qui peuplent les galeries forestières. Sans oublier les semis, boutures, greffes et marcottes d’arbres fruitiers sélectionnés, et les sujets d’espèces ornementales. De 1992 à 1998, le SNR a mis en place 2 911 203 ha en forêt dense, en galeries forestières et en savanes.
Les UPARAs opèrent dans les milieux déjà parcourus par l’exploitation forestière. Les zones pauvres identifiées sont ensuite enrichies en essences de valeur. L’UPARA CIB a été créée en 1996, suite à un accord signé entre le ministère de l’économie forestière, la Direction Générale de la Congolaise Industrielle des Bois (CIB), en vue de la gestion durable des forêts de la Sangha, dix parcelles ont déjà été reboisées en essences très diversifiées : SIPO, SAPELI, TIAMA, WENGUE, et OKOUME pour une superficie de 144 ha.
Dans le même cadre de la reforestation, après la maîtrise de bouturage de l’Eucalyptus en 1974, il a été initié un programme de plantation pour l’approvisionnement d’une usine de patte cellulosique. A ce jour, environ 51 000 ha de forêts plantées ont été mis en place par l’unité d’agro foresterie industrielle du Congo (UAIC) et la Congolaise de Développement Forestier (CDF) dont la fusion a conduit à la création d’ECO.