Le projet de création d’une compagnie aérienne nationale «forte» se trouve à sa dernière phase, a indiqué le ministre délégué. «Tirons les leçons du passé, a-t-il renchéri, nous nous sommes engagés à donner aux Congolais une compagnie aérienne forte».
Après avoir reconnu l’échec des expériences précédentes, M. Coussoud Mavoungou a indiqué que la mise en place de la future compagnie aérienne nationale constituait à la fois une obligation et un devoir pour le Gouvernement.
La création de cette compagnie s’inscrit dans la ligne droite de la politique de construction et de modernisation des infrastructures aéroportuaires du pays. Cette politique ayant déjà permis l’aménagement et la construction des aéroports de Pointe-Noire, d’Impfondo, de Dolisie, de Ouesso, d’Ollombo, d’Owando, de Brazzaville et bientôt d’Ewo.
«Nous le faisons aussi c’est parce que nous pensons que c’est la manière la plus simple et la plus forte pour avoir une compagnie nationale. On ne construit pas un aéroport international comme Maya-Maya pour n’accueillir que des aéronefs étrangers», a déclaré le ministre délégué à la marine marchande.
Représentant le ministre d’Etat en charge des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, M. Coussoud Mavoungou a également annoncé le démarrage des activités de la compagnie aérienne communautaire Air CEMAC dont Brazzaville a été désignée pour abriter le siège.
Par ailleurs, au cours de cette session, les sénateurs ont adopté le projet de loi autorisant la ratification de l’accord relatif aux services ariens entre le Congo et le Maroc ; le projet de loi autorisant la ratification de l’accord portant sur les services aériens entre le Congo et le Kenya ; ainsi que celui autorisant la ratification de l’accord de coopération entre le Congo et le Fonds de l’OPEP pour le développement international.
Les deux premiers textes portant sur le transport aérien s’inscrivent dans le cadre de la convention sur l’aviation civile internationale, signée le 7 décembre 1944 à Chicago (Etats-Unis). Ces textes qui sont conformes aux dispositions de l’Organisation de l’avion civile internationale (OACI), visent l’organisation de l’exploitation des services aériens entre le Congo et le Maroc d’une part, et entre le Congo et le Kenya d’autre part.
Si l’accord avec le Maroc interdit à chacune des parties contractantes d’accorder des préférences à ses propres entreprises par rapport à une entreprise désignée par l’autre partie, celui avec le Kenya octroie à chaque partie contractante les libertés de l’air consacrées par le droit international, notamment les droits de survol, d’escale, de transit, du débarquement et d’embarquement.