Les forêts congolaises représentent 10% des forêts du Bassin du Congo. Le Président Sassou Nguesso a souligné la nécessité de financer le plan de convergence de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et déploré la lenteur du décaissement des fonds promis par les donateurs.
«Ce poumon vert est considéré comme le plus important de la planète après le complexe écologique de l’Amazonie. Sa disparition constituerait une perte inestimable pour nos populations, mais également une catastrophe dommageable à tous les pays de la planète. Ainsi, pour pauvres que nous soyons, nous détenons un trésor vital pour l’ensemble de l’humanité. Or, il nous faut bien constater ou regretter que ceux qui possèdent les ressources financières les plus importantes, ceux qui sont capables de dégager des sommes faramineuses pour juguler la crise dont j’ai fait allusion au début de mon propos, ceux-là , se montrent plus lents, très lents pour décaisser les sommes qu’ils s’étaient engagés à apporter afin d’assurer la pérennité de ce qui est plus qu’un héritage du Bassin du Congo, ce qui est affirmons-le avec force et détermination, un patrimoine de l’humanité», a-t-il lancé.
Le Chef de l’Etat congolais a souhaité que l’Afrique soit associée dans la recherche des solutions à la crise qui frappe le monde de plein fouet. «Il est inconcevable et inacceptable que l’Afrique, protagoniste de la vie internationale aux côtés de l’Amérique, de l’Europe et de l’Asie, soit mise à l’écart du débat décisif sur la refondation du système de Bretton Woods. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est l’avenir du monde, l’Afrique ne peut être tenue à la marge puisqu’elle est l’avenir du monde», a-t-il insisté.