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Jeudi 17 Mai 2012

La BDEAC accorde un prêt de 8 milliards de francs CFA à la SNBG


Mardi 24 Janvier 2012 - 11:52

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) octroie un prêt de 8 milliards de francs CFA à la Société nationale des bois du Gabon (SNBG). L’accord relatif à ce financement a été paraphé le 23 janvier à Brazzaville par le président de la BDEAC, Michael Adande et l’administrateur directeur général de la SNBG, Serge Rufin Okana.


La BDEAC accorde un prêt de 8 milliards de francs CFA à la SNBG
Ce prêt participera au financement du projet de construction du complexe industriel de transformation de bois d’Owendo dont le coût global est estimé à 34.900.000.000 de francs CFA. La SNBG qui finance 80% du projet, bénéficie également d'un appui financier d’Ecobank Gabon d’un milliard de francs CFA.

Le marché du bois a été fortement affecté par la crise économique et financière internationale de 2008. Michael Adande a signifié que le marché de bois a certes connu des difficultés mais attire toujours. «Il y a un risque pris, mais, c’est un risque mesuré (…). C’est un projet porteur qui a un impact socioéconomique très important», a-t-il soutenu.

La SNBG a entrepris la construction de ce complexe industriel de transformation de bois après la décision prise par les autorités gabonaises en 2009 interdisant l’exportation du bois sous forme de grume. D’une capacité de transformation de 500.000m3 par an, ce complexe industriel est composé des unités de tranchage, de sciage et de déroulage. Il est érigé sur une superficie de 11 hectares et produira quelque 450 emplois directs.

Serge Rufin Okana a indiqué que ce projet répondait à la volonté des autorités gabonaises de transformer 75% des grumes produites au Gabon dès 2012. S’agissant des garanties de remboursement du financement, il a expliqué : «Nous avons déjà signé des contrats de vente sur d’autres produits que nous n’avons pas encore fabriqués, aussi bien pour le marché européen que asiatique. Ce projet n’a pas été mis en place parce que nous voulons un outil performant. La première démarche que nous avons entreprise, était de repartir sur le marché international pour savoir les produits fabriqués à base des essences tropicales du Gabon, capables de capter les clients. Au départ, nous étions focalisés sur le tranchage, nous avons décidé de faire du sciage et du déroulage parce que les besoins sur le marché sont réels».

La SNBG est une société anonyme dotée d’un capital de 4 milliards de francs CFA, détenu à 51% par l’Etat gabonais, 43% par les actionnaires et 6% par les salariés de l’entreprise. L’un des pays du Bassin du Congo, le Gabon possède 22 millions d’hectares de forêt, soit 85% du territoire. L’industrie de la filière bois compte 86 unités de transformation dont 71 unités de sciage, 10 unités de placage, 4 unités de contreplaqués et une unité de tranchage.

Institution en charge du développement des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la BDEAC a repris le financement des projets en 2003 après une longue période d’hibernation.





1.Posté par HANSALIVEY Adams le 24/01/2012 15:41
Nous ne pouvons nous glorifier de nos indépendances réelles que si nous aurons à fabriquer sur nos propres terres des produits finis et qui seront dits " made in Africa ou made in GABON et pourquoi pas "made in Congo", et à quand la transformation du bois au Congo; telle est la réponse qui sera donnée par un éternel ministre des fôrêts du congo. Bravo le Gabon, c'est un grand pas en avant. Qui vivra verra. Ainsi va la vie !! Bravo pour le bois made in Gagon !!!!!

2.Posté par zaza le 24/01/2012 20:20
Progressivement, je crois que les pays de la sous-régions commencent à comprendre que nous allons gagner plus en transformant nous même nos matières premières. J'étais intervenu sur ce site pour dire que les congolais étaient lassés de voir les tronçon de bois traverser nos fleuves et nos vallées vers l'étranger, depuis plus d'un demi-siècle.
Nous avons besoin de ces matières premières pour développer notre pays (créer la richesse en termes d'emploi et en terme de taxe). Nous gagnons sur deux points: On veut des produits finis et on crée des emploi, surtout que le chômage est très élevé chez nous.
Les propos de ministre des eaux et forêts semblent aller dans le même sens, mais chez nous, il faut être très prudent, car; entre ce que dit le ministre et la réalisation, il y a souvent des incohérences. Je ne peux que me réjouir si, ce projet se réalise.
La décision de transformer nos matières premières, doit s'élargir à d'autres: les produits de la pêche, je suis déçu que les bateaux chinois est repris l'activité sur nos côtes, tandis que le poissons pêchés, sont exportés, sans contrôle vers d'autres marchés.
Le constat est le même pour le pétrole. Nous savons tous que la production congolaise, est en baisse, d'ici quelques décennies, ce ne sera plus la même chose.

3.Posté par Ianniv le 25/01/2012 10:25
Au temps de Bongo Père d'aucuns diront que le Gabon d'ici certaines années n'aura plus ce liquide precieux qui est le pétrole et cela depuis plusieurs années qu'ils ont dit ça. J'y crois pas et je pense que notre pays a été beni de Dieu et le pétrole ne finira pas qu'on le veuille ou pas. Dieu continuera toujours à nous donner ce dont nous avions besoin entre autre. Maintenant diversifiant notre économie pour être compétitif et créer des emplois.