Ce prêt participera au financement du projet de construction du complexe industriel de transformation de bois d’Owendo dont le coût global est estimé à 34.900.000.000 de francs CFA. La SNBG qui finance 80% du projet, bénéficie également d'un appui financier d’Ecobank Gabon d’un milliard de francs CFA.
Le marché du bois a été fortement affecté par la crise économique et financière internationale de 2008. Michael Adande a signifié que le marché de bois a certes connu des difficultés mais attire toujours. «Il y a un risque pris, mais, c’est un risque mesuré (…). C’est un projet porteur qui a un impact socioéconomique très important», a-t-il soutenu.
La SNBG a entrepris la construction de ce complexe industriel de transformation de bois après la décision prise par les autorités gabonaises en 2009 interdisant l’exportation du bois sous forme de grume. D’une capacité de transformation de 500.000m3 par an, ce complexe industriel est composé des unités de tranchage, de sciage et de déroulage. Il est érigé sur une superficie de 11 hectares et produira quelque 450 emplois directs.
Serge Rufin Okana a indiqué que ce projet répondait à la volonté des autorités gabonaises de transformer 75% des grumes produites au Gabon dès 2012. S’agissant des garanties de remboursement du financement, il a expliqué : «Nous avons déjà signé des contrats de vente sur d’autres produits que nous n’avons pas encore fabriqués, aussi bien pour le marché européen que asiatique. Ce projet n’a pas été mis en place parce que nous voulons un outil performant. La première démarche que nous avons entreprise, était de repartir sur le marché international pour savoir les produits fabriqués à base des essences tropicales du Gabon, capables de capter les clients. Au départ, nous étions focalisés sur le tranchage, nous avons décidé de faire du sciage et du déroulage parce que les besoins sur le marché sont réels».
La SNBG est une société anonyme dotée d’un capital de 4 milliards de francs CFA, détenu à 51% par l’Etat gabonais, 43% par les actionnaires et 6% par les salariés de l’entreprise. L’un des pays du Bassin du Congo, le Gabon possède 22 millions d’hectares de forêt, soit 85% du territoire. L’industrie de la filière bois compte 86 unités de transformation dont 71 unités de sciage, 10 unités de placage, 4 unités de contreplaqués et une unité de tranchage.
Institution en charge du développement des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la BDEAC a repris le financement des projets en 2003 après une longue période d’hibernation.