L’accélération de la lutte s’opère à travers la mobilisation de plus de ressources financières et les nouvelles mesures, notamment l’usage du gel vaginal microbicide à base d’un antirétroviral, le traitement précoce des personnes infectées et d’autres procédures.
Biologiste au Laboratoire national de santé publique (LNSP), le Dr Marie Yvonne Loumouamou Nkodia, a signifié que ce gel permettait à la femme de se prendre en charge. Il est utilisé avant et après les rapports sexuels et permet de réduire plus de 52% de risque d’infection.
L’on estime à 33 millions le nombre de personnes infectées par le virus du SIDA dans le monde dont 22 millions en Afrique subsaharienne. Outre les méthodes habituelles de réduction de l’infection à VIH, les participants à cette conférence ont évoqué la circoncision masculine qui permettrait d’éviter d’enregistrer de nouveaux cas d’infections.
Le Dr Puruehnce a indiqué que la rencontre de la capitale autrichienne, qui a réuni quelque 19300 participants autour du thème ’’Les droits ici et maintenant’’, était un espace de partage d’expérience et d’échange sur l’évolution de la recherche en matière de lutte contre le VIH/SIDA dans le monde.
Elle a ajouté que l’expérience congolaise a été saluée notamment l’initiative de la gratuité du dépistage, des examens biologiques et de prise en charge des malades du SIDA. Les camions de dépistage mis en place par le CNLS qui sillonnent les quartiers des villes congolaises permettent aux populations de savoir leur statut sérologique.
Expert auprès du SEP/CNLS, le Dr Abdon Goudjo a fait savoir que plus d’une centaine de personnes étaient dépistées à chaque sortie d'un véhicule de dépistage. 2/3 des personnes dépistées par ces camions sont des hommes contre 1/3 des femmes, a souligné le Dr Goudjo, saluant la stratégie congolaise avec notamment le processus d’adoption en cours de la loi portant protection des personnes vivant avec le VIH (PVVIH).
D’après les statistiques d’une enquête réalisée en 2009, le taux de prévalence au Congo est de 3,2% contre 4,1% en 2003 avec des disparités d’une région à une autre. Aussi, 76% des Congolais ne sont pas porteurs du virus du SIDA, mais le pays est appelé à maintenir le cap afin d’éradiquer la maladie qui est indissociable avec les droits de l’homme.
La stigmatisation et la discrimination à l’égard des PVVIH ont été au cœur de cette conférence qui a permis aux décideurs et bailleurs de fonds de mieux comprendre les liens entre les droits humains et l’efficacité de la riposte au VIH/SIDA, ainsi que la nécessité de renforcer les interventions.
Le rendez-vous de Vienne a connu la présence de hautes personnalités parmi lesquelles, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, l’ancien Président des Etats-Unis d’Amérique Bill Clinton, le fondateur de Microsoft Bill Gates, le directeur du fonds mondial contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose Michel Kazatchkine et le directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé.
En octobre prochain, une rencontre aura lieu à New York sur le refinancement du fonds mondial contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose. La 19ème conférence internationale sur le SIDA se tiendra en 2012 à Washington et sera présidée par l’Ougandais Elly Katabira.