Cette célébration constitue pour le Congo, l’adhésion du personnel de l’éducation de base non formelle dont de nombreux alphabétiseurs bénévoles.
Pour pallier à ce problème d’analphabétisme, le ministère de l’enseignement primaire et secondaire, chargé de l’alphabétisation s’est engagé à renforcer ses capacités institutionnelles en matière d’éducation non formelle et les compétences des animateurs des structures d’alphabétisation, de rescolarisation et d’éducation qualifiante des jeunes déscolarisés.
La journée internationale de l’alphabétisation 2008 est placée sous le thème «L’alphabétisation est le meilleur remède». Elle accorde un intérêt particulier au rapport qui existe entre l’alphabétisation et la santé.
La ministre en charge de ce département, Rosalie Kama Niamayoua a fait un plaidoyer en faveur de l’alphabétisation, en vue de permettre aux analphabètes de fréquenter les centres d’alphabétisation ou de rescolarisation et d’éducation non formelle. Les actions retenues pour la quatrième semaine nationale de l’alphabétisation, ouverte ce jour, vont concourir à l’atteinte de cet idéal.
Les acteurs impliqués dans le secteur vont se familiariser, au cours de cette semaine avec des sujets tels l’alphabétisation en milieu du travail orientée vers les personnes actives de plus de 35 ans dont le paquet social le prédispose à la propagation des maladies ; l’alphabétisation pour la promotion : une prise de conscience responsable, changement de comportement au niveau individuel et social pour la prévention des maladies, l’assainissement du milieu environnemental et pour un patriotisme responsable ; etc.
Dans les années 80, la République du Congo était classée parmi les pays les plus scolarisés d'Afrique noire. Le taux d'alphabétisation a baissé au Congo à cause des conflits armés que le pays a connus ces dernières années.
Des recherches prouvent que les chances de vivre en bonne santé sont proportionnelles au niveau d’alphabétisation. Ainsi, une étude menée dans 32 pays montre que les femmes disposant d’une éducation secondaire ont cinq fois plus de chances d’être informées sur le VIH/SIDA que les femmes analphabètes. Le taux de mortalité infantile est plus élevé lorsque la mère ne sait ni lire, ni écrire.
Environ 774 millions de personnes, soit presque un adulte sur cinq dans le monde, ne savent ni lire, ni écrire et 75 millions d’enfants restent exclus du système scolaire. Plusieurs pays ne parviendront pas à atteindre l’objectif visant à faire progresser de 50 %, le taux d’alphabétisation des adultes d’ici 2015.
Par ailleurs, des progrès notables ont été accomplis. Selon l’Institut de statistique de l’UNESCO, au cours des dernières années, le nombre d’adultes analphabètes est passé de 871 millions (1985-1994) à 776 millions (2000-2006). Dans le même temps, le taux global d’alphabétisation a atteint 84 %, contre 76 % pendant la période précédente. On estime qu’en 2015, le taux d’alphabétisation global devrait atteindre 90 %.
Ces taux en hausse sont toutefois à relativiser dans les pays à forte progression démographique, car ils n’indiquent pas forcément une baisse du nombre d’analphabètes. En Afrique sub-saharienne, par exemple, le taux d’alphabétisation a progressé de 8 % mais dans le même temps, le nombre d’adultes analphabètes est passé de 133 à 163 millions de personnes.