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Jeudi 17 Mai 2012

Gervais Hugues Ondaye édifie les artistes sur ses missions au Conseil international de la musique


Samedi 10 Décembre 2011 - 10:13

Elu membre du bureau exécutif du Conseil international de la musique (CIM), au cours de la 34ème assemblée générale de cette instance de l’UNESCO, tenue du 26 au 2 octobre dernier à Tallinn (Estonie), le promoteur culturel Gervais Hugues Ondaye a édifié, le 9 décembre à Brazzaville, les artistes musiciens congolais et les opérateurs culturels sur sa responsabilité en tant que représentant de l’Afrique au CIM.


Gervais Hugues Ondaye édifie les artistes sur ses missions au Conseil international de la musique
D’après M. Ondaye, ses missions consistent, entre autres, à faire le plaidoyer auprès des gouvernements africains sur les métiers de la musique ; suivre les expériences en cours sur le management des systèmes culturels au niveau du continent ; lutter contre la marginalisation des artistes africains ; recenser toutes les industries musicales sur le continent ; faciliter le jumelage des centres de formation africains avec les autres zones du CIM ; favoriser l’organisation de grandes rencontres liées à la musique sur le continent ; renforcer la visibilité du CIM en Afrique.

Evoquant la question sur la contribution de la musique au développement, il a indiqué que les artistes étaient à la fois des porteurs de valeurs et de développement. Ces derniers ont été également édifiés sur les métiers de la musique, notamment les artistes, les producteurs, les arrangeurs, les éditeurs, les distributeurs, les vendeurs. Les fabricants des instruments de musique et les employés des bureaux des droits d’auteurs font aussi partie des métiers de la musique.

«Le secteur musical est le secteur qui crée le plus d’emplois dans le monde, à côté des loisirs. Il faut le sortir de son isolement. La musique est un secteur transversal, en y intégrant tous les départements impliqués», a signifié M. Ondaye.

Selon lui, la responsabilité des Etats à ce niveau consiste à intégrer la musique dans le système scolaire, notamment en transformant les outils musicaux en outils didactiques ; renforcer les capacités des artistes ; construire des infrastructures musicales, etc. M. Ondaye a appelé l’Union africaine (UA) à prendre en compte la question de la piraterie. «Les Chefs d’Etat voudraient bien se présenter au haut niveau, afin de faire respecter les conventions qui sont signées dans le monde pour protéger les artistes, parmi lesquelles la Convention sur la protection du patrimoine immatériel», a-t-il lancé.

Le représentant de l’Afrique au CIM a aussi appelé à la structuration de la société civile musicale congolaise, exhortant les artistes à se former en groupement afin de mieux revendiquer leur place dans la société : «Il faut que nous arrivions à la société civile musicale congolaise autour des corporations. Si on veut être crédible, il faudrait que nous soyons une force de propositions et de revendications. Il faut qu’on se forme en groupuscule des opérateurs culturels, des artistes, à travers le partenariat public-privé. La force de la société civile congolaise est démontrée au Congo. Le CIM devra être capable de former les artistes. L’Etat doit prendre ses responsabilités en créant des cadres artistiques».

Parlant du festival panafricain de musique (FESPAM), M. Ondaye a déploré le fait que seule la République du Congo supporte le financement de cet évènement panafricain. Pour lui, cette instance africaine devrait contenir, en son sein, des acteurs venant de tous les Etats.

L’orateur a indiqué que sur le plan musical, l’Europe et l’Amérique sont suffisamment avancées et possèdent tous les mécanismes de bonne marche des activités musicales. Alors que tous les acteurs de la sphère musicale en Afrique sont pauvres. Cependant, l’Afrique qui a donné naissance à la musique, occupe la dernière place. Aujourd’hui, la Rumba est classée comme patrimoine de l’humanité. Pour faire face aux difficultés auxquelles les artistes africains sont confrontés, M. Ondaye a fait savoir qu’en 2012, le CIM et la Banque mondiale (BM) développeront un grand programme de développement du secteur musical (PDSM).

«C’est beaucoup d’argent que la Banque mondiale a mis à la disposition du CIM. Il revient à chaque Etat de formuler les requêtes, de proposer des projets qui intéressent toute la chaîne de valeur musicale à savoir la création, la production et la diffusion ou la distribution, y compris celles liées au renforcement des capacités des artistes et la création des infrastructures musicales. Il faut qu’on ait une banque de données de toutes les industries musicales mais également des artistes de chaque pays parce que lorsque nous allons déployer le PDSM il faut qu’on tienne compte du profil de l’artiste», a-t-il précisé.

De leur côté, les artistes et opérateurs culturels ont déploré le manque de partage avec les artistes de la sous région. Toutefois, ils ont encouragé M. Ondaye dans cette lancée et émis le souhait de voir ces échanges se multiplier.

Dans le cadre de l’exécution de ses missions au CIM, M. Ondaye commence dès la semaine prochaine une tournée qui le conduira dans les pays tels le Burkina Faso et le Bénin. Avec 200 millions de membres dans le monde, le CIM est une expertise musicale de l’UNESCO qui analyse les questions musicales dans le monde et de tous ceux qui travaillent autour de la musique. Le Congo est membre de cet organe depuis 1970.





1.Posté par SOUMANGOUROU le 13/12/2011 00:42
Voilà un autre venu amuser la galerie!

2.Posté par GERVAIS HUGUES ONDAYE le 14/12/2011 15:33
Vous êtes responsable de vos propos. Mais il est toujours important pour nous Africains de vaincre le pessimisme qui empêches les esprits à se developper.
Je compte avant tout sur les contributions des Africains, dont vous. Car ensemble nous sortirons notre continent de l'obscurité. Vous pouvez compter sur ma disponibilité à être au service de l'Afrique qui bouge. Merci cher ami et au plaisir de vous lire et surtout de recevoir vos propositions. GERVAIS HUGUES ONDAYE

3.Posté par SOUMANGOUROU Kanté le 16/12/2011 18:20
Je suis convaincu que l'Afrique en général et, le Congo-Brazzaville en particulier, veulent du sang neuf à leurs institutions! Mais, où, quand et comment tirent-ils ce sang neuf?
Monsieur, vous serez d'avis avec moi que le Congo-Brazzaville souffre d'une déconsidération de ses intellectuelles. Il est des valeurs sûrs à travers le monde qui mériteraient de présider aux destinées de ce pays. Et aujourd'hui, vous serez encore d'avis avec moi que LE TRIBALISME a refait grandement surface au Congo-Brazzaville.
Il est des jeunes comme vous qui vous ont précédé sur cette voie mais n'ont pu être nommé à ce type de poste! Voilà! C'est amuser la galerie ça!

4.Posté par GERVAIS HUGUES ONDAYE le 09/01/2012 13:48
Bonne et heureuse année cher ami.
C'est toujours un plaisir pour moi de vous lire et surtout de constater que vous êtes toujours actif sur le net pour échanger sur les questions de notre patrimoine commun qu'est le CONGO.
Je suis d'avis avec vous en ce qui concerne la gestion tribalistique du pouvoir sur notre continent et la République du Congo n'en n'échappe pas.
Mais c'est pas une raison pour que l'on n'apprecie toujours negativement l'action de tous les Africains sous pretexte que c'est le continent par excellence du tribalisme.
En ce qui me concerne, je vous informe que moi j'ai été élu et non nommé comme vous le dites.
Et j'ai été élu en battant les candidats européens et américains. En plus l'elèction s'est passée à Tallin en Estonie loin de notre pays le Congo. Je vous prie de visiter le site du Conseil international de la musique pour en savoir plus sur cette elèction qui du reste n'a rien avoir avec le tribalisme ni avec le pouvoir de Brazzaville. C'est dire que nous devons en être heureux si quelques soient nos divergences, l'un de nous est recompensé par la communauté internationale par rapport au mérite. Aujourd'hui c'est moi peut-être que dans les jours à venir ce sera vous et que vive l'excellence en Afrique et au Congo avec le sang neuf que nous récclamons tous. Encore une fois bonne et heureuse année à vous et à toute votre famille, au plaisir de vous lire. Gervais Hugues ONDAYE