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Mercredi 8 Février 2012

Généralités sur l’Éducation et la santé au Congo-Brazzaville




L’enseignement et la santé constituent des secteurs prioritaires du gouvernement congolais, mais les efforts accomplis demeurent cependant non efficients et insuffisants. En matière de santé, les congolais n’ont pas pleinement accès à des soins de qualité, et les prix des médicaments constituent un réel frein aux soins généralisés. Sur le plan de l’éducation, malgré un taux de scolarisation particulièrement élevé, le pays peine encore à garantir un bon niveau de performances éducatives et scolaires à l’ensemble de la population.


L'ENSEIGNEMENT

L’enseignement et l’éducation sont gérés par un triple ministère : le ministère de l’enseignement supérieur, le ministère de l’enseignement technique et professionnel, le ministère de l’enseignement primaire et secondaire, chargé de l’alphabétisation.

L’école est obligatoire pour les enfants de 6 à 16 ans.

Le pays présente un taux de scolarisation de plus 80 % ; ce qui le place parmi les pays africains les plus performants dans ce domaine, à côté de la Libye et le Gabon. Malgré tout, la qualité de l’enseignement, notamment public, n’est pas totalement satisfaisant, et l’on assiste à un retour en force de l’enseignement privé, qui fut auparavant nationalisé en 1965.

L’école congolaise souffre notamment de sous-équipement et d’importantes disparités entre les villes et les campagnes. Les pourcentages de scolarisation dans les grandes villes du pays, sont largement supérieurs aux moyennes nationales. Ainsi les régions du Pool et du Kouilou qui abritent respectivement les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire, sont les mieux loties du pays en matière d’infrastructures scolaires.

Brazzaville, la capitale politique abrite l’unique université du pays : l’université Marien Ngouabi.
La ville abrite également 2 lycées techniques, sur les 6 que comptent le Congo ; 1 lycée agricole sur 4 ; 7 lycées d’enseignement général sur 29, et 27 collèges d’enseignement général sur 243, sans compter les nombreux établissements privés qui ont poussé comme des champignons à l’issue de la conférence nationale en 1991.

L’enseignement préscolaire totalise plus de 90 établissements publics et près de 6000 élèves. L’enseignement primaire et secondaire comptent globalement près de 800.000 élèves et 250 collèges d’enseignement général. L’enseignement technique compte 6 lycées techniques, 21 collèges d’enseignement technique (CET) et 25 centres élémentaires de formation professionnelle.
L’enseignement agricole est assuré par 4 lycées agricoles (cycle long) et 8 collèges d’enseignement technique (cycle court).

Le pays compte également 9 écoles normales et spécialisées qui sont : l’École paramédicale et médico-sociale, le Centre de perfectionnement des maîtres, l’École des techniciens de laboratoire, l’École nationale moyenne d’administration, l’Institut national des sports de Brazzaville, les deux Écoles normales de Dolisie et de Mouyondzi, le Centre forestier de Mossendjo et l’École paramédicale de Pointe-Noire (Loukabou).

L’université Marien Ngouabi, originellement Université de Brazzaville, a été créée en 1971 rebaptisée en 1977. Elle comprend cinq facultés : sciences, lettres, droit, économie, médecine ; deux écoles : École normale supérieure, École Nationale d’Administration et de la Magistrature ; et quatre instituts : gestion, développement rural, sport, polytechnique.

Les onze établissements ainsi cités comptent au total plus de 15.000 étudiants.

Un grand nombre d’étudiants congolais s’expatrient pour suivre à l’étranger essentiellement des filières qui n’existent pas à « Marien Ngouabi ». Les principales destinations sont la France, le Canada, la Grande-Bretagne, les USA, etc. ainsi que quelques pays africains tels que le Maroc, le Sénégal, le Mali, l’Algérie, la Tunisie… Les étudiants concernés financent leurs études au moyen de bourses congolaises ou internationales. Certains parents sont amenés à supporter eux-mêmes les études de leurs enfants.

LA SANTE

La santé constitue un des secteurs qui retiennent le plus l’attention des pouvoirs publics.

Malgré les efforts de réfection des hôpitaux et la construction de nouveaux centres hospitaliers modernes tel que l’hôpital de Loandjili à Pointe-Noire, l’accès aux soins demeure une difficulté majeure des populations congolaises. Le pays est notamment tributaire de l’étranger pour les médicaments et les soins spécialisés.

Le prix des médicaments et le coût exorbitant des évacuations sanitaires constituent un frein capital à l’accès aux soins de qualité pour la majorité des congolais.

L’état consacre plus de 5 % de son budget au secteur de la santé.

Le pays souffre d’un manque criard en personnel médical et para médical, et les équipements et infrastructures sanitaires sont largement insuffisants. En l’an 2000, on comptait 1 médecin pour 5103 habitants et 1 lit pour 515 habitants. Les médecins étrangers, composés jadis en grand nombre de français, cubains et chinois, etc. sont de moins en moins présents au Congo. Les nationaux, formés essentiellement en France, en ex. URSS, et sur place à l’INSSA (université Marien Ngouabi), représentent aujourd’hui un effectif global de près de 600 médecins.

Les infirmiers d’état sont formés à Pointe-Noire, les infirmiers brevetés à Dolisie, Kinkala et Owando, les sages-femmes, les infirmiers diplômés d’état et les assistants sanitaires à Brazzaville.
Le pays compte un total de 5241 lits répartis sur :

  • 5 hôpitaux généraux : 2 à Brazzaville (CHU), 1 à Pointe-Noire, 1 à Dolisie, 1 à Owando ;
  • 42 hôpitaux de base ;
  • 127 centres intégrés de santé ;
  • 48 dispensaires

Il faut également ajouter :

  • 12 cliniques ;
  • 65 cabinets médicaux ;
  • 110 cabinets de soins infirmiers ;
  • 203 officines pharmaceutiques
.
Des disparités considérables subsistent entre les villes et les campagnes où les personnels et les équipements de santé ne sont pas répartis proportionnellement à la population. Comme pour l’enseignement les régions du Pool et du Kouilou qui abritent respectivement Brazzaville et Pointe-Noire, possèdent les effectifs et les équipements médicaux et paramédicaux globalement supérieurs aux moyennes nationales.

Près de 37 % de la population du pays habitent la capitale Brazzaville qui compte 66 % des médecins, 42 % du personnel paramédical et 28 % des lits. Les régions septentrionales sont les moins loties : Sangha 1,1 % des médecins, Likouala 1,5 %, Cuvette 2,6 %, Cuvette-ouest 1,5 %, Plateaux 1,9 %. Il en est de même pour les régions de la Bouenza et de la Lékoumou.

Enfin, il est à noter que Brazzaville abrite le siège de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique subsaharienne.

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