Après la fixation de cet ordre de passage, les messages des candidats seront enregistrés dans les studios de la radio et télévision nationale sous la supervision du CSLC. Les médias audiovisuels procéderont ensuite à la diffusion de ces messages selon l’ordre déterminé par ce tirage au sort. Les services de radio et de télévision ne peuvent plus modifier le programme annoncé, sans l’accord du CSLC après la publication des résultats de ce tirage au sort pour des émissions de campagne électorale officielle.
En dehors de la diffusion des messages, des tranches spéciales d’émissions de traitement de l’actualité électorale quotidienne et des interviews des candidats sont également prévues. Ceci dans le but de donner l’information la plus complète possible aux électeurs. D’où l’obligation faite aux candidats de communiquer leurs programmes de campagne électorale au CSLC et aux organes de presse.
«Un bon match nécessite non seulement un bon arbitre, mais aussi des bons acteurs engagés dans la compétition, autrement dit, les joueurs, les dirigeants d’équipes, les spectateurs et autres. Bref, un environnement favorable. Je crois que ce dicton sportif est aussi valable pour l’élection du Président de la République qui est une consultation majeure, au regard de la complexité, de la responsabilité et de la délicatesse de la fonction en jeu», a déclaré le président du CSLC, Jacques Banangandzala.
Et d’ajouter : «Vous comprenez aisément que candidats et ceux qui les soutiennent, presse, force publique, électeurs, observateurs, organisateurs, sommes tous interpellés dans cette élection que tout le monde souhaite crédible, transparente, apaisée et réussie. C’est pourquoi, il me plait de rappeler aux candidats et à ceux qui les soutiennent que les injures, les appels à la haine, l’incitation à la violence sous toutes ses formes, doivent être systématiquement bannis, les médias étant interdits de les relayer».
M. Banangandzala a par ailleurs exhorté les professionnels des médias à se conformer aux obligations qui leurs incombent telles le devoir d’informer, d’égalité d’accès des candidats aux médias, de pluralisme, d’équilibre, d’équité, de neutralité, d’impartialité dans le traitement de l’information.