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Jeudi 17 Mai 2012

Climat : L’Afrique parlera d’une seule voix au sommet de Rio+20


Mardi 31 Janvier 2012 - 14:28

De retour du 18ème sommet de l’Union africaine (UA), le président de la République Denis Sassou N’Guesso a annoncé le 31 janvier à Brazzaville, l’adoption par les chefs d’Etat de l’UA de la déclaration commune de l’Afrique au sommet mondial de Rio+20. Ce texte préparé par la République du Congo, permettra à l’Afrique de parler d’une seule voix à ces assises.


Climat : L’Afrique parlera d’une seule voix au sommet de Rio+20
Le chef de l’Etat congolais avait reçu mission de ses pairs de l’UA de préparer la position commune de l’Afrique au sommet de Rio+20 lors de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’union tenue à Malabo en Guinée équatoriale.

«Nous avons réussi à préparer une déclaration qui devrait amener l’Afrique à parler d’une seule voix. Il fallait obtenir que cette déclaration soit acceptée par le sommet, et c’est ce que nous venons de faire, cette déclaration a été adoptée par le sommet. Il nous a été confié la mission de continuer le travail pour la promouvoir, la faire partager aux autres parties du monde. Nous allons continuer ce travail surtout faire en sorte qu’il soit accepté le principe de la création d’une institution spécialisée des Nations Unies qui ait son siège en Afrique. Dans cette déclaration, il est demandé qu’il soit décidé à Rio+20 de faire que le PNUE soit élevé au niveau d’une institution spécialisée des Nations Unies avec un siège en Afrique et à Nairobi. Nous allons continuer la mission qui nous avait été confiée jusqu’à Rio+20. Je crois qu’on peut considérer cela comme un succès», a-t-il déclaré.

Le Congo a préparé cette déclaration en partenariat avec les autres pays membres de l’UA, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et d’autres partenaires concernés par les questions de l’environnement.

A propos du report de l’élection du président de la commission de l’UA, Denis Sassou N’Guesso a expliqué que celui-ci était lié aux textes de l’organisation qui recommandent au candidat à ce poste de réunir 2/3 de la majorité des voix des membres. Or, ni le président sortant de la commission le Gabonais Jean Ping, ni l’ancienne ministre sud-africaine des affaires étrangères Nkosazana Dlamini-Zuma, n’a réalisé ce résultat.

«On avait deux candidats de valeur. Les règles de désignation du président de la commission de l’UA disent que celui-ci doit être élu à une majorité qualifiée de 2/3 des membres. Après avoir procédé à plusieurs tours de scrutin, on a constaté qu’aucun des candidats n’atteignait la majorité de 2/3. Les textes prévoient que dans ce cas on suspend le scrutin. Le continent n’était pas divisé sur cette élection, il s’agit de la démocratie (…). A ce niveau-là, il y a des opinions qui peuvent être pour ou contre. Je ne vois pas comment on pourrait faire la démocratie et puis avoir toujours l’unanimité. Nous recherchons toujours l’unité de l’Afrique mais ce n’est pas dans l’unanimité en permanence. Même dans la famille, on peut avoir des points de vue différents sur tel ou tel sujet, cela ne signifie pas que la famille est divisée. Nous avons besoin de parler d’une seule voix mais toujours à travers des débats. Vous allez voir au prochain sommet de l’UA, on va toujours pouvoir élire le président de la commission», a dit le président Sassou N’Guesso.

Le 18ème sommet de l’UA s’est tenu sous le thème du renforcement et de la promotion du commerce intra-africain qui ne représente que 10% contre 60% pour l’Europe, 40% pour l’Amérique et 30% pour l’Asie. Le commerce de l’Afrique avec les autres continents du monde est estimé à 3%. Attaché à l’intégration et au développement du continent, le chef de l’Etat congolais a estimé que ce thème revêtait une grande importance. «Il était important que nous analysions les causes de ce phénomène. Parce que l’Afrique ne peut pas se développer et ne pas entretenir le commerce», a-t-il soutenu.

Parmi les facteurs qui entravent le développement du commerce intra-africain figurent le manque de volonté politique d’intégration, l’absence d’infrastructures de base (interconnexion des routes, chemins de fer, etc.), le manque de compétitivité du secteur économique. Le chef de l’Etat congolais a évoqué l’engagement des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) de créer une zone de libre échange et du Congo de réaliser des liaisons routières avec les pays voisins, notamment le Gabon, le Cameroun, l’Angola, la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC).

Par ailleurs, l’attention des chefs d’Etat de l’UA a été portée sur la crise en Somalie, la situation au Mali, au Nigeria et en Libye dont les nouvelles autorités participaient pour la première fois au sommet de l’union.