Situé entre la nationale n°2 et le fleuve Congo, cette université sera construite en deux phases, la première comprendra la bibliothèque, les bâtiments de résidence pour les étudiants et professeurs ; le restaurant universitaire (2000 places à l’intérieur et 1500 à extérieurs) ; une piscine olympique couverte et une salle olympique de 50m de long ; des bâtiments de services administratifs et techniques ; l’amphithéâtre de 2000 personnes ; une crèche pour les enfants de 0 à 4 ans ; des centres commerciaux et médicaux.
La deuxième phase comprendra plusieurs écoles, notamment l’école d’ingénieur, l’école nationale polytechnique, l’école nationale de travaux publics, des mines ; des facultés de droit, des lettres, des arts et des sciences, des sciences économiques, des sciences de la santé ; des instituts supérieurs d’éducation physique et des sports, et de gestion, ainsi que d’autres structures académiques.
Le représentant du chef de l’Etat, chargé de l’enseignement supérieur, Théophile Obenga, a expliqué le bien fondé du projet. «On veut faire de cette université, une université de pointe en Afrique centrale, c’est-à-dire qu’il y ait une excellence et la perfection au niveau des enseignants et des étudiants pour que le pays ait ses propres cadres très compétents et responsables ; ce qui conduira à l’émergence», a-t-il dit.
Cette université devra former des cadres africains, particulièrement congolais capables d’intervenir, réfléchir et communiquer dans un village planétaire. «Il faut des gens capables de réfléchir et de communiquer. Cette université rassemblera tout le monde, c’est-à-dire je suis ingénieur, je peux aller suivre les cours de philosophie. Il s’agit de se cultiver pour être capable de donner son point de vue dans l’humanité. Il faut l’ouverture de nos jeunes gens. Elle regroupera toutes les facultés», a ajouté Théophile Obenga.
Une fois construite, cette université permettra de résoudre les problèmes d’effectifs pléthoriques dans certaines facultés de l’université Marien Ngouabi.
D’après le ministre de l’enseignement supérieur, Ange Antoine Abena, l’université Denis Sassou N’Guesso ne conduira pas à la fermeture de l’Université Marien Ngouabi qui sera réhabilitée et fonctionnelle avec une décentralisation des services dans les différents départements du pays.
«L’Université Marien Ngouabi ne sera jamais fermée, elle sera par contre réhabilitée. Nous allons décentraliser certains services de cet établissement par la création des écoles dans les différents départements», a-t-il précisé.