Ces kits composés de congélateurs ; glacières ; sacs de farine, de sucre, de sel, d’oignon, de lait, de charbon ; bidons d’huile d’arachide ; palettes de poissons fumés et autres, ont été remis en fonction des projets élaborés par les bénéficiaires.
Un lot de 7000 boîtes de lait de marque France Lait a été également remis au SEP/CNLS pour assurer la distribution de lait aux femmes séropositives, concernées par le PTME. A ce jour, près de 12.000 boîtes de lait ont été déjà remises à plus de 500 bénéficiaires.
Le lancement de ce programme (PTME/Microfinance) est la matérialisation du protocole d’accord signé entre la FCA et la MUCODEC, qui visait à mettre à la disposition des femmes séropositives regroupées au sein des associations des personnes vivant avec le VIH/SIDA, de microcrédits leur permettant de réaliser des projets rémunérateurs de revenus. La FCA a mis à la disposition de ce projet un fonds de garantie de plus de 200 millions de francs CFA versés à la MUCODEC.
Le projet PTME/Microfinance vise à faciliter l’accès au lait artificiel à toutes les femmes enceintes séropositives, faciliter l’accès aux microcrédits à toutes les femmes bénéficiaires du PTME en vue du développement ou de la consolidation d’activités génératrices de revenus et contribuer à la promotion des services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
Depuis 2003, par le biais de la campagne «sauvons l’enfant à naître», la FCA a permis la distribution gratuite de la Viramine à toutes les femmes enceintes séropositives du pays. Cette molécule antirétroviarale empêche la transmission foeto maternelle.
D’après le coordonnateur santé de la FCA, le Dr Thalence Malonga, au-delà de la mort médicale, le SIDA est aussi à l’origine d’une mort socio économique, car il engendre les phénomènes tels l’exclusion, la stigmatisation, l’abandon et plonge les malades dans une précarité absolue.
Après le sevrage, les mères ayant subi ces phénomènes se retrouvent sans moyens permettant de subvenir à leurs besoins, ainsi qu’à ceux de leurs enfants. Face à cette situation, Mme Sassou Nguesso a institué dans le projet PTME, cette deuxième phase de microfinance, permettant aux mamans d’accéder aux activités génératrices de revenus par le biais du micro crédit.
«Ce choix émane de la volonté de Mme la présidente de mettre les mamans bénéficiaires en face de leurs responsabilités. Un crédit doit être remboursé. Il faut donc se mettre au travail, bien gérer ses avoirs. Disposer d’un compte bancaire, faire de l’épargne des gestes qui procurent une fierté et inspirent une forme de respect», a dit le Dr Malonga.
Pour être éligible au programme chaque bénéficiaire devait présenter un projet économique rentable pour garantir la pertinence des projets et leur solvabilité. La FCA a mis à la disposition des associations un fonds devant leur permettre de suivre chacune des bénéficiaires dans ses activités et les accompagner vers la réussite.
«Une fois les fonds prêtés par la MUCODEC, la FCA a veillé en collaboration avec les associations à l’achat des kits qui vont servir aux activités de chaque récipiendaire, proscrivant ainsi le risque de voir les fonds prendre une autre direction que l’activité prévue», a précisé M. Malonga.
Le directeur général de la MUCODEC Gérard Légier a fait savoir que près de 200 femmes séropositives ont déjà bénéficié des microcrédits. «L’accompagnement de ces bénéficiaires tant dans le montage des projets fiables que dans la réalisation de ceux-ci s’impose. A l’endroit des bénéficiaires devenus sociétaires de la MUCODEC, je conseillerai de s’impliquer avec sérieux dans la gestion des activités mises en place. Ce n’est que de cette manière que vous pourrez bénéficier par la suite de crédits encore plus importants permettant de développer davantage vos activités. La réussite de chacune d’entre vous permettra à d’autres d’accéder aux microcrédits», a-t-il dit.
La présidente du réseau national des associations des positifs du Congo (RENAPC), Valérie Maba a remercié l’épouse du Chef de l’Etat pour la matérialisation de ce projet. Elle a émis le souhait de voir cette initiative s’étendre dans les autres villes du pays.